Une nouvelle vie en Inde

Cela fait seulement quelques semaines que je ne suis pas revenues sur ce blog et pourtant, j’ai l’impression que cela fait une éternité. Beaucoup de choses sont arrivées si vite. Un visa, un départ, un pays.
Il s’agissait avant tout de saisir en vol une opportunité : celle de partir travailler ailleurs, sans savoir pour autant à quoi ressemblerait cet ailleurs. Danger ? Famille ? Éloignement ? Peur ? Mais en même temps une chance unique qui ne se représente pas deux fois dans la même vie.
Je ne suis plus seule depuis maintenant 4 ans, la décision s’est donc prise à deux. Nous entamerons donc notre cinquième année de couple à distance en espérant que nos liens soient plus forts, qu’ils tiennent.
J’ai dit oui…
Celles et ceux qui me suivent sur Instagram savent que mon départ en Inde a été… rapide. Le lendemain même où j’ai su que j’étais prise, j’étais en train de signer mon visa pour un ailleurs que je ne connaissais pas : l’Inde.
Cela faisait un moment que je repoussais d’aller dans ce pays : beaucoup de rumeurs, une véritable peur de ce que j’allais y trouver, la pauvreté…. Et pourtant une si riche histoire et des paysages à couper le souffle.
Qui ne rêverait pas d’admirer ce Taj Mahal ? De parcourir les rues de Bombay ? De se promener sur les plages de Goa ? D’observer la magnificence du Rajasthan ?
Je m’étais toujours dit que je n’étais pas prête psychologiquement et là, je me suis retrouvée propulsée en peu de temps au cœur même d’une ville que je ne connaissais pas : Chennai, ancienne Madras.
Mon arrivée fut laborieuse : après plus de 13 heures de voyage, et seulement 2 h de sommeil. Et pourtant, j’ai eu l’impression de me retrouver propulser dans un Maghreb plus intense : la chaleur, les sensations, les odeurs, les personnes… Tout ça me rappelait avec force tout ce que j’ai connu au Maroc. Même la conduite était similaire. Quoi que… Plus archaïque aussi. Sens majoritaire, Sens minoritaire. Mais des règles intrinsèques que seul un local peut comprendre pour survivre sur les routes.
Tout était si…intense dès le premier jour. Le deuxième jour fut celui où j’entraperçus le monde du travail indien. Mais nous restons des privilégiés car nous travaillons dans un monde où beaucoup de personnes sont occidentalisés face à ce métier. Le mix des cultures ne m’a jamais fait peur. Ne suis-je pas moi-même fille d’immigrer ? Entre l’Algérie et la Pologne. Entre Islam et Catholicisme. J’ai su me faire une idée de l’ouverture d’esprit que l’on doit avoir. Je ne me sentais pas perdue. Il fallait juste savoir s’adapter. Car c’est là le mot que tous les voyageurs prononceront : il faut savoir s’adapter aux différentes cultures pour en comprendre toutes les richesses et non arriver en terrain conquit. Il y a encore tellement de choses à apprendre.

Mon premier week-end fut à Mahabalipuram, à 60 km de Chennai, où la chaleur nous a reçu chaleureusement. On se sent toujours petit face à tant d’Histoire. Nous ne sommes au final qu’un grain de sable dans le Cercle de la Vie.
Des photos. Des clichés. Des couleurs extraordinaires dont on a l’impression qu’elle ressorte puissance 1000.
On se repose tout de même à l’ombre, au frais…

On retourne à son train de vie où le matin on peut profiter d’une terrasse ensoleillée dès le petit déjeuner. Un vrai plus quand on pense à Paris.

Des premières pluies sont arrivées alors que la mousson n’est même pas encore à nos portes. Une belle expérience où on regarde son conducteur de rickshaw en le suppliant des yeux pour qu’il soit assez gentil pour nous emmener quand même au travail. Je crois qu’ils m’aiment bien. Je dois ressembler à ces chiens errants qui recherchent un peu de protection. Ils me connaissent tous et je n’ai même pas besoin de dire ma destination pour qu’ils sachent où je vais.

Et puis la douche froide. La lune de Miel est terminée. Un cri dans la nuit à en faire trembler les morts. Des bruits précipités. Tout le monde accourt vers la personne que l’on croise tous les jours au bureau et qui nous fait un si gentil sourire. Rien de graves, que des abrasions aux poignets, aux coudes et une cheville qui a bien morflé. Heureusement qu’il y avait le casque. On ne répétera jamais assez son importance.
Un chevalier servant saute sur sa moto et poursuit le délinquant qui devient très vite un fuyard. Course poursuite sur l’ECR à plus de 130 km/h. Les policiers sont alertés. Un barrage est formé. Le fuyard d’un jour s’enfuit dans les petites rues de Chennai males éclairées. C’est à croire qu’il avait de la chance ce jour là. Et elle, la malchance d’avoir croisé sa route.
Au final, des rires sur la terrasse devenue vite bondée. Elle est revenue réclamée les brochettes pour lesquelles elle était venue…Ouf !

Que d’histoires donc à vous raconter ! Des photos aussi… Pas de l’accident, je vous rassure.
Des tips aussi à venir. J’essayerai de tenir ce blog à jour régulièrement, qui deviendra un peu comme un journal de bord. Promis, j’essayerai de ne pas trop le dénaturé non plus 😉
Allez zou.. j’y vais. Une autre aventure m’attend : celle de l’immigration. Mais ceci est déjà une autre histoire 😉

Xoxo Nouriya

Un commentaire sur « Une nouvelle vie en Inde »

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s